Le réseau de soins continus OIKIA a été créé à la suite de deux constats :
- En 1996, Saint-Etienne faisait partie de ces villes, nombreuses à l’époque, qui ne comptaient aucune structure de santé officielle pour la prise en charge des malades en fin de vie.
Certes, les Soins Palliatifs étaient pratiqués dans de nombreux services hospitaliers touchés par la fin de vie, comme les services de gériatrie et les services de cancérologie.
Des associations conduisaient également une telle réflexion (comme AIDES pour le sida ou JALMALV).
Mais à l’époque, pas d’unité de soins palliatifs, pas d’équipe mobile de soins palliatifs, pas de service d’ HAD (Hospitalisation A Domicile) et encore moins de réseau ville-hôpital.
- Deuxième constat : La difficulté pour les équipes libérales (médecins et infirmièrs) de prendre en charge à domicile des malades en fin de vie.
Quelles en étaient les raisons principales ? Le manque de formation, l’isolement et le manque de communication entre la ville et l’hôpital.
Quelles solutions permettait au malade qui le désire, de passer le plus de temps possible à domicile au crépuscule de sa vie, voire de finir sa vie au milieu de ses proches et dans son cadre de vie, c’est-à-dire son « chez soi » ? Aucune.
Fort de ce constat, OIKIA a permis d’apporté une réponse aux patients. Il y a dix ans, les autorités de santé ont favorisé la création de réseaux « ville-hôpital ».
L’association Oïkia, nouvellement créée, s’est donc inscrite dans cette démarche avec le soutien de la CPAM de Saint-Etienne.